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Montréal : quartier du Mont Royal
A 30 km/h la distance d'arrêt est plus courte
Campagne soyez sympa
Suède : pappel de zones 30
Le chemin de l'école...
Signal zone résidentielle italien

Les causes d'accidents

Les enfants, des piétons avec des besoins particuliers

Les enfants ont des besoins spécifiques différents de ceux des adultes et nécessitent donc une attention particulière. On dénombre trois causes principales au danger pour les enfants en mobilité douce. La première est à ranger du côté de leur constitution et des besoins spécifiques des enfants. Leur petite taille les empêche de voir et d’être vus dans le trafic. En outre, pour être en mesure de se déplacer de manière sûre dans le trafic, chaque individu traverse un processus de maturation et d’apprentissage, qui se développe entre 5 et 12 ans. Il s’agit principalement de capacités de perceptions et de traitement de l’information (le champ de vision, l’orientation géographique, l’estimation du temps, de l’espace et des vitesses), d’attention (distractions liées aux jeux et aux camarades) et de sociabilité (communication avec les automobilistes). Les jeunes enfants basent leur estimation du danger sur la seul vue d’une voiture et ne saisissent pas avec précision les interactions entre la distance, la rapidité et les carrefours par exemple.

Les automobilistes ne sont pas toujours attentifs

Comptez sures enfants pour vous faire des surprises Ralentissez L’inattention des automobilistes semble être une cause dominante des accidents impliquant des enfants. Si l’on se penche sur l’accidentologie en Suisse, le conducteur est responsable dans neuf cas sur dix lors d’un accident d’enfant sur un passage zébré.
En effet, les conducteurs motorisés sont trop peu attentifs au comportement spécifique des enfants sur la route. Par exemple, la vitesse n’est souvent pas adaptée à proximité des enfants, les parcages sauvages dans un carrefour ou sur un trottoir sont trop fréquents et limitent la visibilité des enfants. Enfin, la vitesse est bien souvent réduite, mais l’automobile n’est pas totalement arrêtée aux passages piétons, ce qui ne peut pas être interprété de manière claire par les enfants et les induit en erreur.

Les aménagements routiers et les règles de circulation sont parfois inadéquats

La dernière cause des accidents en mobilité douce touchant spécifiquement les enfants est liée à l’aménagement des routes et aux règles de circulation, trop souvent inadaptés aux besoins de cette population. Sur les routes à fort trafic (les routes principales en localité par exemple), des aménagements minimaux doivent être prévus, tels que des feux de signalisation, des îlots refuges aux passages piétons, des espaces piétons confortables (trottoirs de 2 m de large au minimum, passages sous voie) et si possible séparés de la circulation routière. La mise en place de zones de rencontre et de zones 30 assure aussi une meilleure sécurité aux enfants en mobilité douce. Hors localités, les routes principales devraient toujours comporter des pistes cyclables.

En 2014, en Suisse, 442 piétons et 369 cyclistes âgés de moins de 15 ans ont été victimes d’un accident de la route ce qui correspond à plus de deux enfants accidentés par jour et plus de deux enfants gravement accidentés tous les trois jours. En 2008, un sixième de ces accidents a eu lieu sur le chemin de l’école...

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