Pour aller plus loin

Voir notre page "ailleurs en Europe" avec les zones de rencontre en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et en Autriche

Voir nos galeries de photos de zones de rencontre aux Pays-Bas à Scheweningen, La Haye et Delft

De la rue résidentielle à la zone de rencontre

Bienne place Centrale mxitié

Mixité sur la place Centrale de Bienne

Zone de rencontre à Delft (Pays-Bas)Au début des années septante aux Pays-Bas, la population manifestait la volonté de reconquérir la rue, de la rendre moins dangereuse, de lui rendre ses fonctions de promenade, de rencontre, de jeu et de la rendre également «plus agréable à l’œil».

ci-contre zone de rencontre à Delft (Pays-Bas)

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La rue résidentielle fait son apparition en Suisse au début des années 80. L’introduction de cette possibilité dans l’Ordonnance sur la signalisation routière (OSR) date de 1980. Depuis 1981, les communes sont autorisées à faire des essais, dans l’attente des Instructions du DFJP (département fédéral de justice et police) qui seront éditées au printemps 1984. Cette nouveauté a suscité passablement d’intérêt bien que la rue résidentielle soit restée en définitive une possibilité peu utilisée (il n’y en avait qu’une soixantaine dans l’ensemble de la Suisse à la fin des années nonante), ce que l'on peut expliquer par les conditions très restrictives et surtout des exigences d’aménagement qui en rendaient la réalisation très coûteuse.

A la fin des années nonante, deux projets pilotes furent développés: une «Flanierzone» dans le quartier de la gare à Burgdof (BE-1995) et une «zone mixte» à St-Blaise (NE-1999) dans une perspective de mixité d'usage de l'espace public qui - tout en modérant le trafic automobile - n'excluait pas totalement sa présence, incitant ainsi à étendre les principes fondateurs de la rue résidentielle à d'autres contextes.

Suite à l'intérêt suscité par ces expériences pilotes, la possibilité d'instaurer des «zones de rencontre» a été introduite dans la loi suisse en 2002.